C'est un recueil de poèmes, il se remplira régulièrement, au long cours, en quelque sorte.
J’ai pris par l’aqueduc souterrain Sur pas loin de trois cents kilomètres. Je parle hittite, et un peu le hun Au guide, en ce tunnel sans fenêtre. La ville n’a pas fait un geste à l’aube De nos yeux retrouvant son demain ; Rues, remparts, et puis hommes...
Lire la suiteNacre D’une nuit portuaire, un rêve de marin S’échappe ivre et lunaire, au tout petit matin. Entre l’embrun de ce reflet d’un fond de chope, S’est puisé paresseux dans ce que rien n’écope À la vague inutile, au naufrage émergé, Un espoir facile : un visage...
Lire la suiteDe quel tact irritant dont l’épiderme ignore Et l’impact et l’étranglement de carnivore, Est passé ce carénage d’or et de vent ? Morsure de murène en guise de présent. Pas de prisme englouti, pas plus que de frontière, Hors des traces d’indifférence à...
Lire la suiteLiberté sonne acérée ! Sur la tranche des ongles Un hurlement de craie, dans la chute des gris Proverbes sans musique à la chaise où tu pris Un énorme antalgique, amnésie dont tu jongles. À fleurer l’épiderme il me reste le ton, Et s’écule son terme,...
Lire la suiteEn quatre-vingt-quatorze une rime orpheline Tarit tous les efforts à trouver l’utérine ; Une sœur à rimer ce n’est pas suffisant, Se verrait périmée au tout premier instant. Elle a ce goût de mors à ces cordes vocales, Étalons ces remords à plus grandes...
Lire la suiteC'est vendu pour le vol d'Icare D'un sirop servant de murène Pagayant à tant que rameute Une bague pour son diadème Un petit jeu de grand écart Oh scène égale en ces cas mène En rouge et blanc de ce qui bleute Aux prismes chiants de ce qui sème C'est...
Lire la suiteJ’aimerais tant croquer la paume de ta main… Et le safran boisé aux lèvres clandestines De la moiteur du soir, leurs saveurs sont mutines À l’accalmie de l’heure, au sommeil qui vient. Je confondrais sur toi, approcherais de loin… Le haut et puis le bas,...
Lire la suiteTu es au bord, perle de vent, dernière enchère, Puisque tu mords, au gré du temps, en somnifère, Mes appétits et mes espoirs mésaccueillants, Pas de répits, ni d’au-revoir, alanguissants. Sur le départ, toujours ainsi, débarcadère, Pose un regard, même...
Lire la suitePeu à peu les demains ne sont plus d'un enfant, La retenue soudain, s'est jetée comme un gant. Elle colle à ma semelle, à son vent sémaphore ; Repère habituel, le monde à mes pieds dort. Pas de regain, en somme, ou bien de sieste franche, Et la nuit métronome...
Lire la suitePas un Robert ne soutient George, Pas une Manon n’Éléonore, Ou bien n’Ingrid, à travers Torge ! Viviane en sang est Belphégor. Pas un Sylvain ne me Lucille, Pas de Margot mendie Léon, Pas d’Aurélien qui ne Camille, Ou bien d’Armand, qui ne Raymond. Pas...
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