C'est un recueil de poèmes, il se remplira régulièrement, au long cours, en quelque sorte.
Les pieds sous la chaîne font les vingt-quatre images Par seconde chance, parce qu’il ne manque À gagner sa vie, la vraie vie, celle qui coule Comme de l’eau vive ou sauve Qui peut savoir quand ça s’arrêtera. Te rasent les murs ou bien gratis, L’araignée...
Lire la suiteÀ côté de mes pompes, Passer cette rambarde et puis rejoindre l’onde Où plus rien ne bombarde, avide mes instants, Ni de néant pareil à plus froid que la mort, Ni rayon de soleil. Par ce chemin que d’âmes Ont inversé la douche, à côté de mes pompes Il...
Lire la suiteSon histoire est connue : Ils traversent la route, alors là, PAF le chien… Dans l’eau ou dans la soute au train d’atterrissage Accrochés au grillage en quête de travail En fuite de pillage. Ce n’est pas du racisme, Un talent chromatique, et P.A.F. a le...
Lire la suitePas de préliminaires, Pourquoi passer à table et de ses ingrédients Rouler dans la farine, à quoi bon essayer De tromper la famine, où n’aurons plus que nos Numéros de portables ? Le langage des mains De ce singe hystérique, incarcéré jaloux Au zoo des...
Lire la suiteAinsi parlait la femme De Loth aux jours de pluie ; répondait l’héroïne, Dans la salle sans bruit des statues de vivants, Au joug perpétuel, à moins que l’on n’empoigne Ce que leurs doigts nus hèlent. Que tombe une hypothèque, Et déroule la liane à son...
Lire la suiteC’est les portes ouvertes, En fond de paysage, elles me sont amnésiques Et gardent pour chacune, un semblant de lucarne, Une pluie de lacune. Elles ne m’ouvrent jamais Tout entier ton visage. Le prénom que tu donnes, Je l’enfouis d’un alliage, il n’est...
Lire la suiteSombre, non pas le noir total, mais un gris nuancé, envahissant, tumultueux, assassin certainement d’un état vers un autre. Du vent, des forces immenses et pourtant éthérées, impressionnantes de légèreté. Une tension qui s’avance vers son paroxysme. Je...
Lire la suiteLes femmes de marins De cet élan sauvage emplissent des bouteilles, D’un étrange message, en un mot comme en cent A vêtu le scaphandre, afin de conjurer Ce qu’il reste à pourfendre. Et la lettre aux yeux morts S’insinuera cahin-caha, dans les courants...
Lire la suiteLa fine trame d’oubli, sous un regard d’orpailleur, Tourbillonne les instants dans la ronde qui les sasse, Passe, au travers du tamis, du sable comme de l’heure, Caracolent en restant ces cristaux pris dans la nasse. D’un grain se drape éblouis aussi...
Lire la suiteÉchouée sur le fond, La croix donne au sourire aux fossettes de flèches Un air à l’envie, mirobolant au parfum De gland, ou bien très énergumène, ensablée De travers et bien zen. C’est une ancre fichue, Qui n’a plus de navire au bout de ses maillons Et...
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