Échouée sur le fond,
La croix donne au sourire aux fossettes de flèches
Un air à l’envie, mirobolant au parfum
De gland, ou bien très énergumène, ensablée
De travers et bien zen.
C’est une ancre fichue,
Qui n’a plus de navire au bout de ses maillons
Et jusqu’à sa chaîne ironique, en ses lacets
Recouverts d’ensablement, ressemble au serpent
En mime dans ce bleu.
C’est une ancre perdue,
Sans rien à la surface à saluer d’un bout
À l’autre, elle jure assassinée de sa proue
Qui ne l’y reprendra plus, en ces beaux voyages
À Cayenne ou bien Naples.
Il n’y a plus que son ombre
Pour lui indiquer l’heure, et servir en témoin
Gisant. Cette ancre apeurée sait les courant sains
Qu’il donne imperceptiblement, comme un écho
Qu’il est encor possible.