C'est un recueil de poèmes, il se remplira régulièrement, au long cours, en quelque sorte.
Miss, il te faudra bien lâcher un peu de lest, Entends-tu cet orage offert venir en trombe ? Et chaque éclair mettra la voile avant qu’il tombe Arrachant de sa grèle avide une âme en zest. En roulant, les buissons ardents de ce Far West Entrainent à leur...
Souffrance infini Pour quelques moments de calme Qui ne restent pas. Son ombre, une fête foraine, ressemble aux nuits contre elle. Ici, nos fantômes imitent nos instants éternellement, par oisiveté. Un rêve qu’un échec laque quand uniques, elles se montrent...
Sous mon crâne il est plus soyeux qu’un édredon, Dans ma vie il a pris parti sans que je douille, Il ne craint ni le froid perçant, ni cette rouille, Il attend, il oublie aussi mon abandon. De ma grâce en avant-première et sans bourdon, Vénérable et soutien...
Porte-à-porte au dessus de la sous-préfecture, À coté du Central, un oncle et ses neveux Parlaient du temps présent, pendaient les pauvres vœux Que font les avenirs comme on tait la lecture. Et la raison n’est pas tant dans la conjoncture Ou bien auprès...
M'approchant dans son dos, sans que rien ne l'ébruite, J'écoute le silence et le son de ses vœux. M'imaginant sans voir où sont posés ses yeux ? Il n'y a que la route, et ses lignes de fuite. Et sans non plus savoir à quoi tient ma conduite, Encore un...
...souci d'horloger suisse tracas de clepsydre la régularité est emportée dans un mouvement sans cesse répété où chaque instant doit égaler le précédent identique toujours et surtout identique mais le temps s'écoule aussi à l'intérieur et se charge d’intensité...
Hélas si tu descends du singe, ô corned-beef ! Et que t’attends l’aurore où sucer les cailloux, Pour gémir aux côtés de ceux qui font miaou ; Des astres te rendant enfin dubitatif… Hélas si tu deviens l’être incommutatif, À la lune en plein jour de ce...
Ce sourire à ton cou m'étreint, mon coup de foudre, Et partout sur ton corps, c'est encor ces sillons Qui tranchent de leur rouge et font mes passions Des blessures sans fin, d'un grain qu'on ne peut moudre. Alors j'ai pris sur moi, Poussin, de te recoudre,...
Elle a pour habitude autant de courants d’air Et de caprices lents qu’en dernier ouragan, Comment faire à la gîte, où poser son caban, Si je dois remonter, redescendre, en enfer. Elle a pour habitude en retournant la terre Autant de peine ici que la main...
Un poisson rouge en son bocal Faisait des tours à l’avenue, Elle avait toujours un moral D’acier, de joie elle est vêtue. Feux et détours à la venue D’un mystérieux pot de fleurs D’acier, de joie elle est vêtue, Ce bleuet la mettait en pleurs. D’un mystérieux...
Des couples d'abricots dansent dans le courant Que je fends de mes pas, en allant vers la gare, Abondance de pleine attention bien trop rare, Un peu de ronds dans l'eau, de la veine au comptant. Puis j'ai croisé mon ex... euh, patron, je m'entends Qui...
Il ne faudrait pas croire et surtout l’oublier, Ce regard équinoxe où la saison se change, À moins de prodiguer le besoin qui dérange En l’état... dès l’instant... même pas sourciller. Comme un cœur à genoux ne saurait se plier, Quand le moment venu le...
Tu suis le même, à chaque fois. Son ombre change À peine. Il a pour âme un pantin, mannequin Pour peintre, et le tableau, par tes yeux de requin Sans pupilles, devient ce reflet tant étrange. Tu suis le même, à chaque fois, ça te dérange Et tu prend comme...
À la tombée de la nuit, Les enfants s’approchèrent en dévoilant leur ventre. Puis d’un doigt, au creux du nombril Semblable au nœud d’un ruban tout autour d’un cadeau Lentement, ils s’échancrèrent. Alors ils sourient deux fois, Des lèvres et du bidon...
Mais ! D’œillade en calèche, à quelle bride as-tu Pris ta jambe à ton cou puis ton pied chez mon frère. Rien ! J’ai pas dormi j’ai... porté plainte et pris l’ère Glaciaire adéquate ; ouf ! Hier est vêtu. J’ai pas vu ce que l’homme a cru voir - un fétu...
Des bunkers d’Albuquerque aux murs criblés d’impact, Égosille à l’ozone, et d’une peur hautaine Un sergent, qui gamberge en sifflant capitaine... Attend pétrifié de reprendre contact. Et sa vidéo qu’il manipule avec tact Est zébrée où la zone, à moins...
Ne pas descendre avant l’ouverture des portes À son buste cintré, comme un cheval d’arçon, Les cheveux détachés font un colimaçon. La gorge est un tremplin. Les épaules d’escortes. Ne pas prendre le pli se fend de lettres mortes. En toute liberté se paie...
Narcisse était trop triste en ce mois de septembre, À se vautrer languide au ruisseau tortueux, Ses larmes s’y jetaient, des cercles vertueux Caressaient son visage, et puis ce fut novembre. Un froid de diamant révoltait chaque membre, Au ventre fouissant...
Des clos te prendre l’air dans les brancards scellés, Que des tulipes font des couffins à chenilles ; Un puits d’arômes lents s’enrichit des guenilles Où gît le verbe haut des grains amoncelés. Pourtant la pluie avine encor les ports mêlés, D’où les nèfles...
Pas d’adultère aux yeux, ni fidèle à la louche, Un horizon sincère absent de profondeur ; Il est si pertinent que le doigt baladeur En le touchant ne peut que faire ouvrir la bouche. « Oh ! » mais j’ai la berlue en sortant de ma couche Et je cligne et...
Mais qu’est-ce qu’il est bon ! Mais qu’est-ce qu’il est bon ! De sa lèvre le goût d’un beurre d’Italie Assoiffe sans repos l’appel qu’elle pallie À ma perce conique, en Gabin du Gabon. Ma seule joie au bec est d’être son bonbon Brûlant tant que ne vienne...
Aux fils de l’ambulance, à tisser son exil, Il lègue en ce bitume et son ventre de raie, Ses bras en oasis, son dos de palmeraie, Asphalté sur le sol, un battement de cil. Il déshérite donc les zébras du péril. Il s’est en confettis au loin du blanc de...
Asile ou Lazaret, au zoo des bâtards Assistent en tandem aux autres des baptêmes, Assouplis des pâleurs de leurs visages blêmes, Acquittant l'hypothèque avec quelques retards. Ici des prêts en rêve à la rue aux brancards Irisent leurs émaux de parades...
Sous les préaux d'hier, tant de croix sont en rut De leur propres tombeaux, la première avenue Amène au cimetière avec une ingénue Pente douce le temps de dire à peu près Zut ! S'il est indépêtrable alors que c'est le but, Un seuil est son impasse à l'aise...
Dès le commencement se dépliaient en cartes Aussi bien qu'à nos pieds les pays sous nos yeux Qui disaient à mon rêve ô que leurs os sont vieux ! Si la page se prend comme tournent les tartes ? À toi ma péninsule, au temps pour que tu partes, C'est ma...