À côté de mes pompes,
Passer cette rambarde et puis rejoindre l’onde
Où plus rien ne bombarde, avide mes instants,
Ni de néant pareil à plus froid que la mort,
Ni rayon de soleil.
Par ce chemin que d’âmes
Ont inversé la douche, à côté de mes pompes
Il y avait ta bouche, et mes pieds dans ton plat
T’invitaient à saisir, en face de tes yeux,
L’objet de mon désir.
Mais tu t’es détournée
Et j’ai bien cru comprendre il ne faudrait pas croire
Retiens-toi de l’entendre à côté de mes pompes
Plus qu’une place vide, un courant d’air infime
Me ramène et me guide.
Et juste un peu plus loin
Se pressant ta présence, au recoin de mes yeux
Chavire - ô suffisance ! - en silhouette de toi
Je te vois d’aventure, à côté de mes pompes,
Plantée dans mes chaussures.