C'est un recueil de poèmes, il se remplira régulièrement, au long cours, en quelque sorte.
Elle entendait passer les trains de nuits, Corinne, Avec ses excès fins, ses doigts fait pour les soins, Son nez juste visible aux narines témoins, Sa langue à partager un peu de nicotine. Elle attendait sans cesse en tapant la bottine Aux pavés de la...
Lire la suiteLe feu qui passe au rouge éveille un spectateur, Un piéton patient posant sur son passage Un premier pas d’abord, suivant le vieil adage : Il partit du pied droit sous cet indicateur. Je le vois traverser ce rampant de malheur Alors que je parviens tout...
Lire la suiteUn, deux, trois, quatre et cinq, six et sept, huit et neuf, Font le cœur de la nuit dans ses premiers silences ; Si c’est en clignotant que se font pénitences, Cette huître est très jalouse : un bus est presque veuf. À quatre pas, tempête, où mon œil...
Lire la suiteDéjà la canopée à ton ventre émeraude Avançait semble-t-il alors que tu dormais, Comme un rai de lumière obscurci désormais S’enfuit rejoindre l’ouest, et ce qui le taraude. En chaussant dès l’envol un oiseau de la fraude À l’imberbe étendue, à la fraîcheur...
Lire la suiteIl était une fois, vraiment très loin d’ici, Dans un château de pierre, une chambre royale Avec au lieu de lits d’une hauteur égale, L’un qui de matelas se retrouvait farci. C’était celui du prince au visage obscurci Par la distance avec sa princesse...
Lire la suite"Des pieds d'hoplites fous de jalousie en joie M'escaladaient la jambe, en cognant leurs armures ; Ils s'en allaient quérir vengeance et aventures, Imbus que dans leur ruse, ô l'ennemi se noie !" Son ventre est vide, creux de tout cœur, Paul en ploie...
Lire la suiteAlors c'est carnaval ? Aujourd'hui pas de roi Mais des bouffons masqués, des poitrines offertes, En ces miroitements des gains comme des pertes Où la lumière éteint quand la nuit fait la loi. Depuis toute une année entre les quant-à-soi, Sculpture tu...
Lire la suiteSa canne à sucre avait, ballotine et ravie, Un songe offert, amour, à ramener au port Amarrer cette hélice avant d'en faire un sort ; Il neige bien trop dru pour s'asseoir asservie. Ondoyait le délice à ma poche assouvie, Être enfin libre et pleine, une...
Lire la suiteLa route est comme un mur où passe, automobile, Un convoi de feu rouge ou blanc quand vient la nuit, Dans un bruit d'ascenseur et de gomme qui fuit, D'invisibles relents de cendre volatile. Déjà que la pénombre a rendu bien nubile Un décor aux contours...
Lire la suiteComme de s'endormir à la pointe de l'aube Au pied de ce vieux chêne encor vert, ombrageux, Dont les enfants jadis escaladaient par jeux Le branchage en agrès sans qu'il ne se dérobe, Pour s'éveiller le soir dans l'ombre, agoraphobe, Alors qu'elle s'abat...
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