Silhouette inopportune
Ou mirage éblouissant,
Je viens cacher ma fortune,
Inconnu, en l’enfouissant.
Toi, tu me rayes la dune
Et j’ai besoin du secret.
Tu es traître, tu es lune
À la nuit de mes regrets.
Je n’ai plus que le silence
Aux côtés de mon butin,
Juste lui, puis ta présence ;
Aux deux serais-je assassin ?
Le bruit mat et tu t’écroules
En quelques pas titubant,
Crime que le désert foule…
Enfin seul, aux yeux brillants.