C'est un recueil de poèmes, il se remplira régulièrement, au long cours, en quelque sorte.

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Le savant fou

De l’aveu d’un anglais,
La vue est une entaille où l’ombre et puis l’éclat,
Comme pris en tenaille, ont bien trop peu d’espace.
Elle reste entre gris, du clair au plus foncé,
Sans avoir entrepris…

Plus loin cette couleur.
Abolie et pareille à des sons inaudibles,
À fuir elle effraya, sans les joindre, deux bouts ;
L’un juste avant le blanc, et l’autre près du noir
Était son faux-semblant.

Dans cet aveuglement,
Qui perdait le sommeil un peu comme un latin,
Vint une heure de veille, un bienfait pour un mal,
À trouver prodigieux la torture infinie
De se crever les yeux.

Je n’écris plus en noir
Et je peux lire en braille, un peu de ces limites.
Inaccessible entraille, où se retrouve en jeu
Le brin de vérité, la clef philosophale.
Elle est bien méritée.
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